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 Presentation CA Loba

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MessageSujet: Presentation CA Loba   Dim 15 Mai - 5:25

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Sergueï S. Soranoff


Je pense que tout ce qui ne nous tue pas nous rend simplement plus ... Bizarre!



NOM ❧ Soranoff PRÉNOMS ❧ Sergueï Sigmond SURNOM(S) ❧ Sora, le parvenu,  ÂGE ❧  ans, mais paraît plus EN CE MOMENT JE SUIS A ❧ écrire ici ORIENTATION SEXUELLE ❧ hétérosexuel STATUT CIVIL ❧ marié CLASSE SOCIALE ❧ bourgeois, mais c'est un terme qu'il déprécie...  MÉTIER ET/OU ÉTUDES ❧ Commissaire des force de police de Balgram GROUPE ❧ Rouage SOSIE ❧ Johnny Depp

Caractère

❧ Comment décrire Sergueï ... Je pense que le terme qui le qualifie le mieux est idéaliste. Il rêvait d'un monde juste et équitable, d'un monde sans Amputés. Un monde ou la justice n'épargne pas les riches grâce a des pots de vin, et qui n'envoie pas des pauvres en prison sans enquêtes approfondies. Et il était persuadé qu'il pourrait changer le monde pour atteindre cet idéal. Je dirais donc également ambitieux, et un brin mégalo (bien qu'au fil des années, il aie eu tendance à être de plus en plus réaliste). Déterminé, il a surmonté toutes les épreuves qu'il s'était infligé pour atteindre le grade de commissaire, nécessaire à la réalisation de son rêve. C'est un homme calme et réfléchi, qui préférera garder un avis dérangeant pour lui jusqu'à avoir une preuve irréfutable. De plus, si vous en faites votre ennemi, méfiez-vous, car vous pouvez être sûr qu'il vous fera vivre un enfer. Mais vous ne saurez jamais quand sa colère vous tombera dessus, car il est malin et discret. Et d'une patience à toutes épreuves. Jamais il ne vous attaquerait directement, mais prudemment,sur le long terme, de manière détournée,  et mettra tout en oeuvre pour vous court-circuiter si vous vous attaquez à ses proches, ou bien si vous vous en prenez à un Amputé sans raison. Sa fierté l'a poussé à être le meilleur dans ce qu'il faisait, quelque soit le domaine. Il est fidèle, en amour comme dans le reste de ses relations, et sais se montrer redevable quand quelqu'un lui apporte de l'aide. Il n'est pas violent, bien que doté d'une bonne constitution. Il préfère se servir de sa tête plutôt que de ses poings. Pour conclure, je dirais que c'est un homme bon qui voulait, par amour pour sa sœur, et parce qu'il pensait en avoir les moyens, créer un monde meilleur, pour que les enfants des Limbes n'est plus à souffrir la pauvreté et la folie (potentielle) de leur parent. Mais je pense qu'il a vue trop grand, et que la chute fut plus grande encore!

 
Questions

CE QUE JE PENSE DE LA POUSSIÈRE ❧ La Poussière? Honnètement, je ne sais pas trop quoi en penser... Je sais que, sans elle, nous n'aurions pas de daemon, et que nous serions aussi perdu que les habitant de l'Autre Coté. Je ne pense pas qu'elle est un impacte sur notre humeur, ou notre mental, je pense juste qu'elle est nécessaire à notre survie. J’espère qu'elle ne disparaîtra pas, car nous ne pourrons alors evité le chaos.
CE QUE JE PENSE DE L'AUTRE COTE ❧ Il est un autre monde. Avec d'autre coutumes, d'autre besoin, d'autre règles. Mais il est dangereux pour les habitants de Balgram. Il nous prive d'une partie de nous-même, nous déchire, et je ne peut que le haïr pour cela, et le redouté plus que tout. Je souhaiterait que personne ne soit contraint d'y aller. Je voudrais qu'il ne soit qu'une destination de voyage, car il parait magnifique. Si la sentence n'existait, je pense que j'aimerais le visiter.
CE QUE JE PENSE DES AMPUTES ❧ Ils sont les victimes d'un système judiciaire au cœur de pierre. Ils sont des criminels, et sont responsable de leur situation pour la plupart, mais la Sentence et une peine trop lourde, même pour un meurtrier. La peine de mort serait presque souhaitable à coté. Je ne peut les aimer, mais je ne peux m'empecher d'eprouver de la compation et de la pitié pour ces pauvres âmes.



NOM DU DAEMON ❧ Daarïls APPARENCE ❧ Glouton. Daarïls ressemble à un petit ours, mais c'est en réalité un mustélidé, soit un cousin de la belette (je vous conseil cependant de ne pas lui faire remarquer ). Elle a un pelage brun/roux, très doux et très chaud. QUAND S'EST-IL FIXE ❧ Elle s'est fixée tard, aux alentours de ma 18 ème année. Je pense que si ça ne tenait qu'à elle, elle aurait continué à changer d'apparence jusqu'à sa mort...POURQUOI CETTE FORME ❧ Téméraire et rusé, le glouton est également un solitaire, et il n'hésite pas à se défendre si on l'attaque (physiquement ou verbalement, la réponse ne se fait pas attendre en général!)  S'IL DEVAIT CHANGER D'APPARENCE ❧ Daarïls affectait tout particulièrement l'apparence des félins, et parmi cela, son coeur allait aux Lynx. Mais je ne pense pas qu'elle échangerait son apparence, qui la fait sortir du lot, et lui permet de tromper la vigilance notre entourage.

Caractère

Daarïls (que j'appel Dar, quand elle s'enflamme un peu trop), est difficile à cerner... Elle est en apparence très douce, très calme et docile, mais ne vous y trompez pas. Elle

 
Anecdotes

❧ Une petite anecdote/truc sur le personnage/daemon ❧ Une petite anecdote /truc sur le personnage/daemon ❧ Une petite anecdote /truc sur le personnage/daemon ❧ Une petite anecdote/truc sur le personnage/daemon ❧ Une petite anecdote/truc sur le personnage/daemon ❧ Une petite anecdote/truc sur le personnage/daemon ❧ Une petite anecdote/truc sur le personnage/daemon ❧ Une petite anecdote/truc sur le personnage/daemon ❧ Une petite anecdote/truc sur le personnage/daemon ❧ Une petite anecdote/truc sur le personnage/daemon




Bonjour ! Moi c'est Prénom, sur la toile on me connait sous le pseudo de Pseudonyme. J'ai âge ans et je vis à pays/région. J'ai trouvé le forum via endroit et je le trouve petite impression ! Pour finir je dirai : petit mot/suggestion/question

LES BOTTINS:
 



Dernière édition par Admin le Lun 13 Juin - 20:06, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Presentation CA Loba   Mar 17 Mai - 23:43

Quelques années après la création des limbes, le jeune Sergueï et sa famille se sont vus forcés d'y vivre, faute de mieux... Sergueï avait 9 ans. Il allait à l'école, comme tous les enfants de Telgram. Ses parents, très aimants, avaient réussi à le faire intégrer une école de moyen rang, après 5 mois de négociations acharnées. Il avait même réussi à réduire le coût de ce transfert sans que personne ne sache jamais comment! En effet, bien qu'étant un "Limbeux", il faisait déjà preuve de capacités intellectuelles remarquables, à l'égale de sa soif d'apprentissage. Il apparut très vite que c'était aussi un bourreau de travail, chose rare à son âge. Il ne tarda pas à être remarqué par un mécène, jeune bourgeois de 32 ans qui vit en Sergueï une chance d'augmenter l'influence de sa famille. Un pari risqué, mais il s'engagea à financer ses études dès l'année suivante, lui faisant intégrer une école très prestigieuse. Sa famille fut ravie. Lui aussi. Il ne voulait plus vivre dans la misère, ne voulait plus être regardé comme un sous-homme, comme un déchet. Son bourgeois posa cependant 2 conditions: Sergueï devra, quand il en fera la demande, épouser sa fille. Les Soranoff, bien qu'heberlués par une telle proposition, n'en étaient pas moins rejouis. Épouser une bourgeoise quand on est un Limbeux, c'est l'assurance de sortir de ce trou qui déborde d'immondices! La deuxième condition les fit vite déchanter... Sergueï devra taire ses origines, oublier sa famille, ne plus avoir de contacts avec eux. Jamais! Il leur dit que c'était pour son bien, que jamais on ne le reconnaîtrait à sa juste valeur sans cela. Mais les Soranoff ne pouvaient être d'accord, ils protestèrent à plein poumons: «Vous ne pouvez pas nous prendre notre enfant comme ça, vous voulez nous volez notre fils, vous approprier son talent!», mais Sergueï avait déjà pris sa décision. Il ne voulait plus être un "dechet" aux yeux du monde...

Ces derniers mois passés avec sa famille furent horribles, pour lui comme pour eux... Il les aimait. Et ils le chérissaient... Mais il voulait sortir des Limbes, et commençait déjà à réfléchir à son avenir, entretenant une correspondance régulière avec Asketill Leifson, l'homme qui allait le sortir du trou. Ses parents avaient bien vus qu'il était déjà parti, et leurs maigres tentatives visant à le convaincre de rester glissaient sur lui telles une goutte d'eau sur un nénuphar.  L'enfant en avait même oublié ses activités, lui qui d'habitude se plaisait à sortir jouer de ruse et d'adresse avec son daemon pour obtenir à moindre frais papier, encre ou livre se contentait maintenant d'en faire la simple demande à son mécène. Il ne put cependant s'empêcher de continuer d'observer et de questionner de manière parfois presque malsaine les Amputés. Ils le fascinaient, et il cherchait toujours à juger lui-même s'ils étaient aussi fous que ce que ses professeurs lui avaient dit. Le bruit courrait même qu'il tenait une sorte de registre, bien que personne ne l'aie jamais vu.
Il avait, selon ses dires, trouvé sa voie. Il serait policier. Et de haut rang, s'il vous plait! Choix qu'approuvait totalement Asketill, une bonne carrière dans la police permettant de s'élever socialement, et d'avoir une influence sur le système judiciaire. De plus, aucun des deux ne doutait de la capacité de Sergueï à atteindre son objectif. Son impatience se faisait grandissante, de même que la distance qui s'installait entre ses géniteurs et lui. Il passait le plus clair de son temps à écrire ou à réviser, quand il ne sondait pas l'esprit des voisins... Ils se voyaient de moins en moins souvent, et se parlaient moins encore. Mais il faisait un traitement de faveur à ses petites soeurs, particulièrement l'aînée, qui partageait sa chambre depuis peu, la chambre des parents étant occupé par la cadette âgée d'un an seulement. Kazarhiil, âgée de 4 ans, idolatrait son grand frère, celui qui ressurgissait quand les adultes dormaient.
En effet, Sergueï, une fois seul avec elle, perdait tout sérieux, redevennant un enfant à l'imagination foisonnante, à l'esprit empli d'histoires abracadabrantes, qu'il partageait de bon coeur. Tandis que Daarïls jouait avec l'autre daemon et le papouillait, Sergueï racontait à sa soeur ses rêves d'un monde sans Limbes, sans Amputés, sans crimes... Elle ne comprenait pas tout, mais opinait du chef, ce qui le faisait rire. Elle est l'une des rares personnes à l'avoir entendu rire. Elle fut son plus grand regret, et sa plus grande motivation pour partir. Il ne put se résoudre à lui dire au revoir, de même qu'au reste de sa famille. Il partit un matin, tôt, laissant derrière lui des larmes, une lettre. Et un livre, dédié à ses soeurs...

Il obtint son diplôme à 18 ans, major de sa promotion avec 1 an d'avance. Ses camarades le jalousaient mais le respectaient. Toute la famille Leifson le félicita. Il avait passé les 8 dernières années dans un petit studio offert par Asketill, ce dernier lui rendant visite un jour sur deux pour lui enseigner les moeurs des grands de ce monde. Il passait le dimanche en leur compagnie, dans les quartiers chics. Il y fit la connaissance de celle qui deviendrait son épouse, des années plus tard: la benjamine de la famille, qui n'avait que 5 ans la première fois qu'il la vit. Ses études avaient été une formalité, si bien qu'il travaillait tous les jours d'autres disciplines, se délectant de toutes les connaissances que la richesse de son bienfaiteur lui offrait. Il pratiqua également de nombreux sports, sachant pertinemment que sa seule matière grise ne ferait pas de lui un bon policier. Ses seuls loisirs étaient d'écrire, de lire tout ce qu'il pouvait se procurer, et jouer avec Daarïls, qui n'avait jamais pu se séparer du souvenir de ces nuits passées avec Kazarhiil. Ils essayaient tous les animaux qu'ils découvraient, s'amusant à s'imaginer ce que leur réservait l'avenir. Sergueï aimait ces heures de détente, qui le faisaient décompresser, et lui rappelaient pourquoi il avait choisit cette voie (changé le monde dans lequel ses soeurs vivait). Il avait un objectif, du sérieux, et de l'ambition, tous trois aussi démesurés les uns que les autres. Asketill avait réussi son pari, et il n'en était pas peu fier! Son protégé semblait parti pour atteindre des sommets, et il était déjà promis à l'une de ses filles. Mais il fallait avant tout qu'il fasse ses preuves dans la police. Ce qu'il fit, évidement.

Ses 3 premières années dans la polices furent les plus éprouvantes et les plus pénibles de sa carrière. Tout d'abord, Daarïls et lui durent se fixer, un policier ne pouvant décemment pas se balader avec un daemon changeant, pour ne pas discréditer toute sa brigade. Ils avaient choisi depuis quelques semaines, mais ils aimaient tous deux la voir se changer en toute sorte d'animaux exotiques, et cela leur coûta d'y mettre un terme... Mais sa forme leur convenait parfaitement malgré tout. Le glouton. Un animal méconnu, semblable à un petit ours d'1m10, d'apparence mignonne et inoffensive, mais pouvant faire preuve d'une ruse et d'une force insoupçonnée.
De plus, Sergueï était sous-employé, et restait cantonné à des tâches administratives ou de simples bras armés, rôle qu'il répugnait tout particulièrement, car il n'avait alors pas le droit de faire preuve d'initiative et devait se contenter d'obéir à des ordres parfois si stupides qu'ils lui donnaient des migraines. Les tâches administratives avaient l'avantage de lui laisser une certaine marge de manoeuvre, qu'il mettait parfaitement à profit. Son chef avait appris que Sergueï avait été recueilli par un bourgeois, ce qui faisait de lui un parvenu à ses yeux. Quand un capitaine de brigade vous a dans le nez, vous passez votre temps à subir ses humeurs... Mais Sergueï ne se laissait par faire, et prenait un malin plaisir à accepter tout ce que lui imposait son benêt de chef avec le sourire, et un plus grand encore à accomplir les tâches ingrates qu'il résolvait en un minimum de temps, et à en faire toujours un peu plus. Cela ne manquait évidement pas de lui attirer l'aversion de son chef, bien qu'il ne pouvait que le féliciter de peur se faire lui-même réprimander. Seul le commissaire, un vieux bonhomme empli de gentillesse (et accessoirement également "parvenu"), remarqua l'efficacité et le talent de ce jeune policier, qui en 3 ans seulement avait réussi à réorganiser la salle des archives, et même à classer 2-3 affaires restées en plan sur le bureau du capitaine, en plus d'accomplir son travail quotidien.
Mais ce qui finit de le convaincre que Sergueï était un élément d'exception, ce fut lors d'une intervention dans une usine. Ils avaient été appelés par le propriétaire de l'usine, du haut de sa petite bourgeoisie, qui soupçonnait un de ses employés, qui s'avérait être Limbeux (comme par hasard), de s'adonner à un commerce illégal de thé. On en avait, après inspection de son casier, effectivement retrouvé en petite quantité ( l'équivalent d'une ou deux tasses). Sergueï, qui avait été affecté par le commissaire à cet affaire, était le seul à vouloir approfondir l'enquête (sa première depuis longtemps), tout cela lui paraissant trop simple, et 2 sachets de thé ne prouvant nullement qu'il y avait trafic. Il rencontra bien sûr le sourire narquois de son chef, lui faisant remarquer que les déchets des Limbes sont connus pour être des fous et/ou des criminels. Cela réveilla en Sergueï et Daarïls, une vieille blessure, un sentiment de frustration et de colère enfoui depuis longtemps. Ils se promirent de lui rendre ce coup-là au centuple dès que l'occasion se présenterait, mais il fallait tout d'abord lui donner tort!
Il fallait 2 jours à la justice Balgramienne pour envoyer un criminel de l'Autre Côté, ce qui lui laissait 48h pour s'assurer de l'innocence (ou de la culpabilité, mais il avait l'intuition que ce n'était pas le cas) du pauvre bougre. Il commença à interroger ses collègues. Tous étant de basse extraction, il allait être difficile d'obtenir des informations viables. Heureusement pour lui, un d'entre eux, plus réfléchi que les autres, reconnu en Sergueï un espoir pour son ami. Il lui expliqua que l'accusé avait déjà était condamné pour trafic il y avait de cela 5 ou 6 ans, et que la perte de son daemon ainsi que les 4 ans qu'il avait passé à Wonderland l'avaient rendu accro, mais l'avaient également dissuadé de recommencer à mettre en danger sa santé mental. Il était pour cela persuadé qu'il était innocent, et mettait en doute la parole du patron, qui n'avait jamais pu le voir consommer, vu qu'ils s'assuraient de ne pouvoir être découvert. Il avouait de ce fait consommer du thé, preuve qu'il faisait confiance à ce policier sorti de nulle part. Cela ragaillardit Sergueï. Il décida d'aller discrètement fouiner du côté du bourgeois, et découvrit que ce n'était pas la première fois qu'il dénonçait un de ses employés comme cela. Toujours des ressortant des Limbes, toujours des anciens trafiquants. Il s'avéra que sa femme travaillait à la cour de justices, lui fournissant des noms de criminels pour couvrir leur propre trafic de thé. Sergueï ne voulant pas avouer à son capitaine qu'il était passé outre ses ordres alla en informer directement son commissaire, avec des preuves solides, prouvant ainsi l'innocence d'un "dechet" et la culpabilité de deux "bonnes gens". A partir de se moments, Sergueï fut sous les ordres directes du commissaire, se dernier lui enseignant les rouages du monde policier. Cette promotion inopinée marqua son début dans la cour des grands, et apporta avec lui son lots de désillusions. Le mondes des officiers était marqué par la corruption, les magouilles et les arrangements à l'amiable.

Devenu enquêteur, Sergueï ne se laissa cependant pas influencer, et resta droit et juste, punissant les criminels, et défendant les innocents accusés à tort par délit de faciès. Après 7 ans de bon et loyaux services et un parcours emprunt d'excellence, il fut sponsorisé par les officiers pour suivre une formation accélérée lui permettant d'accéder au grade de capitaine, remplaçant son ancien chef, rétrogradé quant à lui au grade de lieutenant. Sergueï et Daarïls avaient pris une revanche, devenant le chef de ce tyran inculte, mais ne s'arrêtèrent pas là, les propos qu'il avait tenue par le passé résonnant encore dans son esprit. Il entreprit donc de le briser psychologiquement, jusqu'à le faire remercier. Personne n'osa par la suite s'en prendre à lui. Il était un excellent capitaine, et un excellent enquêteur, résolvant nombre d'enquêtes difficiles. Il répugnait à remplir les quotas en arrêtant les petits criminels des Limbes, proies faciles pour les vautours voulant faire du chiffre. Lui voulait arrêter les gros poissons, ceux qui s'enrichissaient de façon illégale mais graissaient les pattes des officiers pour avoir la paix. Mieux valait ne pas faire cela avec lui. Bien sûr, il arrêtait également les criminels des bas-fonds, vu qu'ils représentaient la majorité des arrestations. Mais il préférait mettre son nez dans les affaires louches, et celles-ci incluaient presque toujours quelques petits ou gros bourgeois. Les affaires faciles l'ennuyaient, les difficiles le stimulaient. Après seulement 17 ans dans la police, il fut promu commissaire, remplaçant son mentor sur sa recommandation. Âgé de 67 ans, il avait bien mérité sa retraite. Sergueï continuait à lui rendre visite, lui racontant ses projets et ses prouesses. À 35 ans, il était le plus jeune commissaire que Balgram ai jamais connu. Et aussi le plus actif. À ce poste, la plupart se contentaient de donner des ordres depuis leur bureau, alors que lui était un homme de terrain, tenant à enquêter lui-même sur les affaires. Il avait désormais une renommée qu'égalait avec difficultés son influence. Il était désormais temps pour lui d'épouser la fille d'Asketill.
Il la fréquentait toujours le dimanche, habitude qu'il avait gardé depuis son enfance. Asketill pour sa part avait su jouer ses cartes comme il fallait, et avait étendu son influence, mariant ses filles quand et avec qui il fallait. Il voulait cependant un poids dans le système policier, chose que son protégé ne comprenait toujours pas. Avec le temps, et à force de se fréquenter, lui et sa promise avaient fini par tomber follement amoureux. Pouvoir enfin se marier était pour eux une bénédiction, et ils ne mirent pas longtemps à fonder une famille. Ils s'installèrent ensemble dans un quartier vivant, pas le plus riche, privilégiant le voisinage au luxe.
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MessageSujet: Re: Presentation CA Loba   Mar 24 Mai - 10:59

Quelques années après la création des limbes, le jeune Sergueï et sa famille se sont vus forcés d'y vivre, faute de mieux... Sergueï avait 9 ans. Il allait à l'école, comme tous les enfants de Telgram. Ses parents, très aimants, avaient réussi à le faire intégrer une école de moyen rang, après 5 mois de négociations acharnées. Il avait même réussi à réduire le coût de ce transfert sans que personne ne sache jamais comment! En effet, bien qu'étant un "Limbeux", il faisait déjà preuve de capacités intellectuelles remarquables, à l'égale de sa soif d'apprentissage. Il apparut très vite que c'était aussi un bourreau de travail, chose rare à son âge. Il ne tarda pas à être remarqué par un mécène, jeune bourgeois de 28 ans qui vit en Sergueï une chance d'augmenter l'influence de sa famille. Un pari risqué, mais il s'engagea à financer ses études dès l'année suivante, lui faisant intégrer une école très prestigieuse. Sa famille fut ravie. Lui aussi. Il ne voulait plus vivre dans la misère, ne voulait plus être regardé comme un sous-homme, comme un déchet. Son bourgeois posa cependant 2 conditions: Sergueï devra, quand il en fera la demande, épouser sa fille. Les Soranoff, bien qu'heberlués par une telle proposition, n'en étaient pas moins rejouis. Épouser une bourgeoise quand on est un Limbeux, c'est l'assurance de sortir de ce trou qui déborde d'immondices! La deuxième condition les fit vite déchanter... Sergueï devra taire ses origines, oublier sa famille, ne plus avoir de contacts avec eux. Jamais! Il leur dit que c'était pour son bien, que jamais on ne le reconnaîtrait à sa juste valeur sans cela. Mais les Soranoff ne pouvaient être d'accord, ils protestèrent à plein poumons: «Vous ne pouvez pas nous prendre notre enfant comme ça, vous voulez nous volez notre fils, vous approprier son talent!», mais Sergueï avait déjà pris sa décision. Il ne voulait plus être un "dechet" aux yeux du monde...

Ces derniers mois passés avec sa famille furent horribles, pour lui comme pour eux... Il les aimait. Et ils le chérissaient... Mais il voulait sortir des Limbes, et commençait déjà à réfléchir à son avenir, entretenant une correspondance régulière avec Asketill Leifson, l'homme qui allait le sortir du trou. Ses parents avaient bien vus qu'il était déjà parti, et leurs maigres tentatives visant à le convaincre de rester glissaient sur lui telles une goutte d'eau sur un nénuphar.  L'enfant en avait même oublié ses activités, lui qui d'habitude se plaisait à sortir jouer de ruse et d'adresse avec son daemon pour obtenir à moindre frais papier, encre ou livre se contentait maintenant d'en faire la simple demande à son mécène. Il ne put cependant s'empêcher de continuer d'observer et de questionner de manière parfois presque malsaine les Amputés. Ils le fascinaient, et il cherchait toujours à juger lui-même s'ils étaient aussi fous que ce que ses professeurs lui avaient dit. Le bruit courrait même qu'il tenait une sorte de registre, bien que personne ne l'aie jamais vu.
Il avait, selon ses dires, trouvé sa voie. Il serait policier. Et de haut rang, s'il vous plait! Choix qu'approuvait totalement Asketill, une bonne carrière dans la police permettant de s'élever socialement, et d'avoir une influence sur le système judiciaire. De plus, aucun des deux ne doutait de la capacité de Sergueï à atteindre son objectif. Son impatience se faisait grandissante, de même que la distance qui s'installait entre ses géniteurs et lui. Il passait le plus clair de son temps à écrire ou à réviser, quand il ne sondait pas l'esprit des voisins... Ils se voyaient de moins en moins souvent, et se parlaient moins encore. Mais il faisait un traitement de faveur à ses petites soeurs, particulièrement l'aînée, qui partageait sa chambre depuis peu, la chambre des parents étant occupé par la cadette âgée d'un an seulement. Kazarhiil, âgée de 4 ans, idolatrait son grand frère, celui qui ressurgissait quand les adultes dormaient.
En effet, Sergueï, une fois seul avec elle, perdait tout sérieux, redevennant un enfant à l'imagination foisonnante, à l'esprit empli d'histoires abracadabrantes, qu'il partageait de bon coeur. Tandis que Daarïls jouait avec l'autre daemon et le papouillait, Sergueï racontait à sa soeur ses rêves d'un monde sans Limbes, sans Amputés, sans crimes... Elle ne comprenait pas tout, mais opinait du chef, ce qui le faisait rire. Elle est l'une des rares personnes à l'avoir entendu rire. Elle fut son plus grand regret, et sa plus grande motivation pour partir. Il ne put se résoudre à lui dire au revoir, de même qu'au reste de sa famille. Il partit un matin, tôt, laissant derrière lui des larmes, une lettre. Et un livre, dédié à ses soeurs...

Il obtint son diplôme à 18 ans, major de sa promotion avec 1 an d'avance. Ses camarades le jalousaient mais le respectaient. Toute la famille Leifson le félicita. Il avait passé les 8 dernières années dans un petit studio offert par Asketill, ce dernier lui rendant visite un jour sur deux pour lui enseigner les moeurs des grands de ce monde. Il passait le dimanche en leur compagnie, dans les quartiers chics. Il y fit la connaissance de celle qui deviendrait son épouse, des années plus tard: la benjamine de la famille, qui n'avait que 5 ans la première fois qu'il la vit. Ses études avaient été une formalité, si bien qu'il travaillait tous les jours d'autres disciplines, se délectant de toutes les connaissances que la richesse de son bienfaiteur lui offrait. Il pratiqua également de nombreux sports, sachant pertinemment que sa seule matière grise ne ferait pas de lui un bon policier. Ses seuls loisirs étaient d'écrire, de lire tout ce qu'il pouvait se procurer, et jouer avec Daarïls, qui n'avait jamais pu se séparer du souvenir de ces nuits passées avec Kazarhiil. Ils essayaient tous les animaux qu'ils découvraient, s'amusant à s'imaginer ce que leur réservait l'avenir. Sergueï aimait ces heures de détente, qui le faisaient décompresser, et lui rappelaient pourquoi il avait choisit cette voie (changé le monde dans lequel ses soeurs vivait). Il avait un objectif, du sérieux, et de l'ambition, tous trois aussi démesurés les uns que les autres. Asketill avait réussi son pari, et il n'en était pas peu fier! Son protégé semblait parti pour atteindre des sommets, et il était déjà promis à l'une de ses filles. Mais il fallait avant tout qu'il fasse ses preuves dans la police. Ce qu'il fit, évidement.

Ses 3 premières années dans la polices furent les plus éprouvantes et les plus pénibles de sa carrière. Tout d'abord, Daarïls et lui durent se fixer, un policier ne pouvant décemment pas se balader avec un daemon changeant, pour ne pas discréditer toute sa brigade. Ils avaient choisi depuis quelques semaines, mais ils aimaient tous deux la voir se changer en toute sorte d'animaux exotiques, et cela leur coûta d'y mettre un terme... Mais sa forme leur convenait parfaitement malgré tout. Le glouton. Un animal méconnu, semblable à un petit ours d'1m10, d'apparence mignonne et inoffensive, mais pouvant faire preuve d'une ruse et d'une force insoupçonnée.
De plus, Sergueï était sous-employé, et restait cantonné à des tâches administratives ou de simples bras armés, rôle qu'il répugnait tout particulièrement, car il n'avait alors pas le droit de faire preuve d'initiative et devait se contenter d'obéir à des ordres parfois si stupides qu'ils lui donnaient des migraines. Les tâches administratives avaient l'avantage de lui laisser une certaine marge de manoeuvre, qu'il mettait parfaitement à profit. Son chef avait appris que Sergueï avait été recueilli par un bourgeois, ce qui faisait de lui un parvenu à ses yeux. Quand un capitaine de brigade vous a dans le nez, vous passez votre temps à subir ses humeurs... Mais Sergueï ne se laissait par faire, et prenait un malin plaisir à accepter tout ce que lui imposait son benêt de chef avec le sourire, et un plus grand encore à accomplir les tâches ingrates qu'il résolvait en un minimum de temps, et à en faire toujours un peu plus. Cela ne manquait évidement pas de lui attirer l'aversion de son chef, bien qu'il ne pouvait que le féliciter de peur se faire lui-même réprimander. Seul le commissaire, un vieux bonhomme empli de gentillesse (et accessoirement également "parvenu"), remarqua l'efficacité et le talent de ce jeune policier, qui en 3 ans seulement avait réussi à réorganiser la salle des archives, et même à classer 2-3 affaires restées en plan sur le bureau du capitaine, en plus d'accomplir son travail quotidien.

Mais ce qui finit de le convaincre que Sergueï était un élément d'exception, ce fut lors d'une intervention dans une usine. Ils avaient été appelés par le propriétaire de l'usine (très fier de sa nouvelle bourgeoisie) qui soupçonnait un de ses employés, qui s'avérait être Limbeux (comme par hasard), de s'adonner à un commerce illégal de thé. Après inspection de son casier, on en avait effectivement retrouvé en petite quantité ( l'équivalent d'une ou deux tasses). Sergueï, qui avait été affecté par le commissaire à cet affaire, était le seul à vouloir approfondir l'enquête (sa première depuis longtemps), tout cela lui paraissant trop simple, et 2 sachets de thé ne prouvant nullement qu'il y avait trafic. Il rencontra bien sûr le sourire narquois de son chef, lui faisant remarquer que les déchets des Limbes sont connus pour être des fous et/ou des criminels. Cela réveilla en Sergueï et Daarïls, une vieille blessure, un sentiment de frustration et de colère enfoui depuis longtemps. Ils se promirent de lui rendre ce coup-là au centuple dès que l'occasion se présenterait, mais il fallait tout d'abord lui donner tort!
Il fallait 2 jours à la justice Balgramienne pour envoyer un criminel de l'Autre Côté, ce qui lui laissait 48h pour s'assurer de l'innocence (ou de la culpabilité, mais il avait l'intuition que ce n'était pas le cas) du pauvre bougre. Il commença à interroger ses collègues. Tous étant de basse extraction, il allait être difficile d'obtenir des informations viables. Heureusement pour lui, un d'entre eux, plus réfléchi que les autres, reconnu en Sergueï un espoir pour son ami. Il lui expliqua que l'accusé avait déjà était condamné pour trafic il y avait de cela 5 ou 6 ans, et que la perte de son daemon ainsi que les 4 ans qu'il avait passé à Wonderland l'avaient rendu accro, mais l'avaient également dissuadé de recommencer à mettre en danger sa santé mental. Il était pour cela persuadé qu'il était innocent, et mettait en doute la parole du patron, qui n'avait jamais pu le voir consommer, vu qu'ils s'assuraient de ne pouvoir être découvert. Il avouait cependant que son ami devait des sous au bourgeois, ce dernier lui ayant avancé pas mal sur son travail afin qu'il puisse nourrir ses 3 filles, mais le patron en avait marre d'attendre. Cela ragaillardit Sergueï. Il décida d'aller discrètement fouiner du côté du bourgeois, et découvrit que ce n'était pas la première fois qu'il dénonçait un de ses employés comme cela. Toujours des ressortant des Limbes, toujours des Amputés ou leur femme. Il s'avéra que ce nouveaux bourgeois avançait  souvent de l'argent à ses employés les plus pauvres ou qui ne trouvaient pas de travail du fait de la perte de leur daemon. Il le faisait à un taux exorbitant, lui permettant de les payer très peu, et de se remboursé facilement (et, bien sûr, illégalement). Sergueï découvrit également que ce petit malin fraudait sur bon nombre de domaines comme les matériaux des pièces de ses machines. Sergueï ne voulant pas avouer à son capitaine qu'il était passé outre ses ordres alla en informer directement son commissaire, avec des preuves solides. Il ne prouvait pas ainsi l'innocence d'un "dechet", mais la culpabilité d'une "bonne gens", celui-là même qui avait essayer de faire accuser le premier. On relança l'enquête et on ne trouva nulle trace de trafic, et on relâcha l'Amputé. A partir de ce moments, Sergueï fut sous les ordres directes du commissaire, ce dernier lui enseignant les rouages du monde policier. Cette promotion inopinée marqua son début dans la cour des grands, et apporta avec lui son lots de désillusions. Le mondes des officiers était marqué par la corruption, les magouilles et les arrangements à l'amiable.

Devenu enquêteur, Sergueï ne se laissa cependant pas influencer, et resta droit et juste, punissant les criminels, et défendant les innocents accusés à tort par délit de faciès. Après 7 ans de bon et loyaux services et un parcours emprunt d'excellence, il fut sponsorisé par les officiers pour suivre une formation accélérée lui permettant d'accéder au grade de capitaine, remplaçant son ancien chef, rétrogradé quant à lui au grade de lieutenant. Sergueï et Daarïls avaient pris une revanche, devenant le chef de ce tyran inculte, mais ne s'arrêtèrent pas là, les propos qu'il avait tenue par le passé résonnant encore dans son esprit. Il entreprit donc de le briser psychologiquement, jusqu'à le faire remercier. Personne n'osa par la suite s'en prendre à lui. Il était un excellent capitaine, et un excellent enquêteur, résolvant nombre d'affaires difficiles. Il répugnait à remplir les quotas en arrêtant les petits criminels des Limbes, proies faciles pour les vautours voulant faire du chiffre. Lui voulait arrêter les gros poissons, ceux qui s'enrichissaient de façon illégale mais graissaient les pattes des officiers pour avoir la paix. Mieux valait ne pas faire cela avec lui. Bien sûr, il arrêtait également les criminels des bas-fonds, vu qu'ils représentaient la majorité des arrestations. Mais il préférait mettre son nez dans les affaires louches, et celles-ci incluaient presque toujours quelques petits ou gros bourgeois. Les affaires faciles l'ennuyaient, les difficiles le stimulaient. Après seulement 17 ans dans la police, il fut promu commissaire, remplaçant son mentor sur sa recommandation. Âgé de 67 ans, il avait bien mérité sa retraite. Sergueï continuait à lui rendre visite, lui racontant ses projets et ses prouesses. À 35 ans, il était le plus jeune commissaire que Balgram ai jamais connu. Et aussi le plus actif. À ce poste, la plupart se contentaient de donner des ordres depuis leur bureau, alors que lui était un homme de terrain, tenant à enquêter lui-même sur les affaires. Il avait désormais une renommée qu'égalait avec difficultés son influence. Il était désormais temps pour lui d'épouser la fille d'Asketill.
Il la fréquentait toujours le dimanche, habitude qu'il avait gardé depuis son enfance. Asketill pour sa part avait su jouer ses cartes comme il fallait, et avait étendu son influence, mariant ses filles quand et avec qui il fallait. Il voulait cependant un poids dans le système policier, chose que son protégé ne comprenait toujours pas. Avec le temps, et à force de se fréquenter, lui et sa promise avaient fini par tomber follement amoureux. Pouvoir enfin se marier était pour eux une bénédiction, et ils ne mirent pas longtemps à fonder une famille.

Ils s'installèrent ensemble dans un quartier vivant, mais pas le plus riche, privilégiant le voisinage au luxe. Une petite maison, simple, sans grande prétention mais suffisamment grande pour accueillir un ou deux enfants, avec un petit jardin. Un jolie cadre de vie. Sergueï garda son ancien appartement, qui n'était pas si loin, comme bureau (et un peu par nostalgie). Après toutes ces années, il avait décidé de tout raconter à son épouse, de ne plus avoir de secret pour elle, tout comme elle n'en avait pour lui. Elle accepta ses origines, et en fut même ravie, car il ne les avait pas oubliés et faisait profiter à d'autres sa réussite. Elle lui avoua que le monde dans lequel elle avait vécu et grandi, où tout n'était que poudre aux yeux et corruption, commençait à la répugner. Lui était vrai, bon, et elle l'aimait pour cela. Elle n'aurait pu rêver mariage arrangé plus parfait, lui n'aurait pu rêver femme plus parfaite.
Elle donna naissance, l'année d'après, à deux enfants, un garçon et une fille, en une seule grossesse. Si le fait était rare, il ne l'était pas suffisamment pour inspirer la crainte, et était même considéré comme signe d'une grande chance. Les parents, loin de ces préoccupations, étaient ravis au delà du possible. Sergueï tout particulièrement était fou de ses enfants, et commença à déléguer un peu de son travail afin de pouvoir être présent pour eux autant que faire se peut pour un homme de son grade, et recommençait à travailler quand ses enfants dormaient, s'installant à son "bureau", examinant les affaires en cours au calme.
Il ne voulait en aucun cas les mettre en danger en s'en prenant à fort parti sans preuves solides, et avait pris l'habitude d'aller se renseigner, la nuit, dans des lieux où l'on aurait pas pensé voir un homme de son rang. Mais c'était comme cela qu'on obtenait des pistes à suivre pour les gros coups, et personne à part lui ne cherchait à les réaliser.

Ils vivaient dans une joie total, sans se préoccuper des apparences et des faux semblants qui caractérisent généralement leur classe sociale, depuis près de quatre ans, quand les ennuis pointèrent le bout de leur nez. Sergueï, à force de suivre toutes les pistes que son flaire (qui était bon), et que ses indics (qui ne se préoccupaient pas de qui ils pointaient du doigts), lui indiquaient, il se retrouva à enquêter sur la seule personne qu'il craignait de confondre en justice : son ancien mécène, son mentor, son beau-père... Le nom d'Asketill était maintenant écrit sur un dossier de son "bureau".
En quelques années, il avait résolu plus d'enquêtes impliquant des personnes de haut rang social (haut étant bien sûr relatif), que n'importe qui. Les bourgeois savaient qu'essayer de lui graisser la patte représentait pour lui une invitation à se plonger dans vos petites affaires, et que même sans ça, quiconque magouillait pouvait se retrouver dans son collimateur. Ils avaient donc, pour la plupart, soit choisi d'arrêter de se faire de l'argent sale, soit choisi de mieux dissimuler leurs infractions. Évidemment, ne pouvant être partout à la fois, certains espéraient juste qu'il s'en prendrait à d'autres qu'eux. Il n'avait peur de personne, débarquait au commissariat avec des preuves sorties de son chapeau, réunissait ses troupes et allait arrêter ce qu'il appelait un "criminel de haut rang". Mais celui qu'il avait aujourd'hui en ligne de mire, ce nom là, il aurait préféré ne jamais le voir dans ces circonstances... Il en parla à sa femme, chose qu'il faisait rarement, ou quand une enquête stagnait, mais il préférait d'habitude la laisser dans l'ignorance de ses affaires en cours pour la protéger. Mais il s'agissait cette fois de son père, de l'homme qui avait arrangé leur mariage, celui qui l'avait sorti des Limbes, qui lui avait permis de devenir celui que Sergueï était aujourd'hui. Il lui devait tout. Et ne savait comment agir, chose suffisamment rare pour être notifiée.
Sa femme, qui était toujours de bon conseil, ne pût que lui recommander la plus grande prudence. Son père n'était pas idiot, et sa fourberie n'avait rien à envier à sa soif de pouvoir. Il fallait donc agir avec doigté. Il décida donc de l'inviter à dîner un soir, au restaurant, prenant comme prétexte que leurs discussions lui manquait, et que même s'il n'avait pas beaucoup de temps libre, il ne l'oubliait pas pour autant.

Le repas se passa sans accrocs. Sergueï n'arrivant pas à aborder le sujet qui les avait réunis parla du bon vieux temps, de leur famille respective, puis du travail. Sergueï avait, selon Asketill, réussi à atteindre ses objectifs, il rendait la justice sans s'acharner sur les petites gens. Puis Sergueï posa cette question, qui pourtant paraissait tout à fait anodine dans la conversation:
"Et vous, comment vont vos affaires ?
Il avait dit cela sur le ton le plus naturel qui soit, mais son interlocuteur n'était pas dupe. Il posa ses couverts, sourit.
-Nous y voilà enfin! La vraie raison de ce dîner. Vous m'avez fait attendre, mon gendre. Bien, je vous écoute, que voulez-vous savoir à propos de mes activités ? Son ton calme, presque enjoué, perturba quelques peu Sergueï, mais il ne le montra pas, et répondit lui aussi posément.
- Il s'avère que j'ai vu votre nom apparaître dans un de mes dossiers. Je me demandais comment cela était-il possible ?
- Et bien c'est simple. Je nage dans l'illégalité pour faire avancer mon business plus vite, tout simplement.
Cette révélation, crue, sans artefact, fit l'effet d'un coup de massue sur le jeune commissaire.
-Mais pourquoi, Asketill, pourquoi t'abaisses-tu à ça ? Tu n'en as pas besoin, tu es déjà riche et influent, alors pourquoi ? Sergueï perdait son sang froid au point qu'il en oubliait ses manières. Sa voix était montée dans les aigus et tremblait légèrement. Asketill poursuivit:
- Mais parce qu'on a jamais trop d'influence ou de pouvoir mon jeune ami. Il faut cela pour s'élever dans la société, du moins à partir d'un certain point. Et pour devancer ta prochaine question, oui, j'aurai pu mieux cacher mes petites entorses à la loi, mais je n'en ai pas vu l'utilité, étant donné que tu ne vas rien faire contre moi.
Sergueï, qui durant le discours commençait à se sentir défaillir, prit cette dernière phrase comme une provocation que sa fierté ne pouvait laisser passer.
- Tu crois peut être que je vais te laisser continuer à enfreindre la loi, sous mon nez, après ces revelations? Je fermerai les yeux si tu arrêtes tes activités illégales, et ce, parce que tu m'as beaucoup apporté dans le passé, mais si tu refuses je n'hesiterais pas à t'arrêter! Retorqua-t-il, plein d'une assurance retrouvée.
Mais le rire, froid, cruel de son ancien mécène, le glaça d'effroi.
- Tu voudrais m'arrêter ?! Mais mon jeune ami, tu es depuis longtemps complice de mes actes criminels. C'est grâce à ton nom que j'ai pu me procurer certains papiers, certains passe-droits, certains permis... Et de plus, je suis celui qui t'as "fait", et je peux aussi bien te défaire! Tu es peut-être mon gendre, et donc nécessaire, mais ce n'est pas le cas de tes enfants... ou bien de ta jeune soeur, si tu vois ou je veux en venir.
Il voyait en effet très bien... Il n'avait jamais pensé qu'Asketill puisse être à ce point cruel, et à cet instant ne doutait pas qu'il puisse mettre ses menaces à exécutions. Il était au bout du rouleau, et s'apprêtait à partir quand son tortionnaire lui dit qu'il ne lui avait pas donné congé.
-Maintenant que les choses sont plus claires entre nous, je vais te demander quelques petits services, si tu n'y vois pas d'inconvénients.
Il prenait un malin plaisir à torturer le pauvre Sergueï, qui se maudissait d'avoir voulu être trop bon envers cet homme. Il se promit de le faire tomber un jour de son piédestal, même si ça lui prenait 10 ans. Il écouta avec effroi les "services" que son cher beau-père lui demandait:
Faire disparaître un dossier des archives, qui le compromettait dans une affaire de détournement de minerai. Faire en sorte qu'il obtienne un permis de construire afin d'agrandir son entreprise, bien que celle-ci ne soit pas aux normes, et qu'elle ne soit pas inspectée, car les norme de sécurité des employés n'étaient pas respectées. Tous cela était évidemment illégal, mais également humiliant, car Asketill n'avait nullement besoin de lui pour cela. Il s'assurait juste que son gendre allait être docile, et obéir.
Sergueï se leva, salua froidement son invité, et rentra chez lui.

Il n'avait jamais autant haï quelqu'un! Il ne s'était jamais autant détesté non plus, sauf peut-être quand il avait quitté sa soeur. Sa soeur... Il était parti pour la protéger, et voilà qu'il la mettait en danger. Il rentra chez lui, annonça à sa femme qu'il sortait pour la nuit. Elle comprit que son entretien s'était mal passé, et n'insista pas. Il s'ouvrira le moment venu. Sergueï passa la nuit dans son atelier à tourner en rond. Daarïls ne parlait plus que de sa soeur, et lui ne savait plus que penser. Elle voulait absolument aller la revoir, et lui aussi, mais il avait peur de la mettre plus en danger qu'elle ne l'était déjà... Mais son daemon, une fois une idée en tête, ne parlait plus que de cela.  Il s'endormit tard, épuisé mentalement, et indécis.
Il n'alla pas travailler le lendemain, prétextant un quelconque virus, et consacra sa journée à ses enfants et à sa femme. Cette dernière profita qu'il soit à la maison pour le faire destresser. Elle lui fit couler un bain aux huiles essentielles, lui fit un massage et son plat préféré, mais elle vit que ce qui le tourmentait aujourd'hui ne passerait pas avec de gentilles attentions. Il finit par lui raconter le dîner de la veille. Entre les ordres infâmes et dégradants que lui donnait son père, et la menace de voir ses enfants et sa sœur adorés mis en danger par sa faute, pas étonnant qu'elle n'arrive pas à le calmer si facilement. Pour ce qui était des enfants, elle lui assura que jamais elle ne laisserait son père toucher à la moindre touffe de cheveux de ses petits anges. Pour sa sœur... Elle ne savait quoi lui dire. Peut-être aller lui rendre visite, pour s'assurer que tout allait bien? Sergueï lui rappela que le contrat passé avec Mr. Leifson stipulait qu'il ne devait plus jamais revoir sa famille... Ce à quoi elle lui répondit simplement que le contrat n'avait pas inclus d'être un toutou aux ordres de son "sauveur". Et puis, son père ne pouvait le surveiller constamment, il n'était pas obligé de savoir qu'il avait revu sa sœur. Ses arguments convainquirent Sergueï autant qu'ils ravirent son daemon. Sergueï passa les deux semaines suivantes se balader à travers la capitale une fois son travail effectué. Cela lui permis de confirmer ce qu'il savait déjà.  Asketill le surveillait. En deux petites semaines il connaissait, grâce à sa ruse et a l'aide de Daarïls, le nombre et le visage des espions. Une fois ce petit repérage effectué, il fit en sorte de les semer un soir dans les Limbes, puis rentra. Il pouvait désormais échapper sans difficulté à ces emmerdeur, et donc chercher à revoir sa sœur sans que son beau-père ne le sache.

Très compliqué, ça, de retrouver une personne qu'on a pas vue depuis assez longtemps pour l'oublier, surtout quand cette personne vit dans les Limbes. Le temps n'est pas clément avec ses habitants en général... Il possédait toujours ses indics, mais ne savait pas auxquels il pouvait se fier, un indics ne travaillant généralement pas gratuitement, il était plus que facile d'acheter leur fidélité. Mais Sergueï était un homme de terrain, et il ne lui fallu pas beaucoup de temps avant de trouver une piste. Il apprit que la famille Soranoff avait ouvert un café, repris par les deux jeunes filles à la mort de leur parent. L’aînée n'avait apparemment jamais eu le courage de tournée la page et tenait le pub seul, sa cadette ayant préférai fuir la capitale, lieu de tout ses maux. Le Commissaire n'eu aucun mal a trouver le café. Ni à reconnaître Kazarhiil, d’ailleurs. Ne voulant pas trop faire de vague, il se contenta de s’asseoir et de commander un verre. Il était a la fois émeu et surpris. Sa sœur avait vieillie. Lui aussi, et il le savait, mais sa PETITE sœur avait vieillie. Et cela le troublait. Il s'aperçut bien vite qu'elle était, envers et contre tous, restée une personne gaie et pleine de vie, souriant et riant de bon cœur avec ses client (majoritairement des Amputés) venus chercher un peu de réconfort. Kazarhiil ne le remarqua qu'une heure plus tard, alors qu'il s’apprêtait a sortir. Elle s'arrêta net, et après deux seconde d'immobilité, se plaça entre son frere et la sortie.
"Qui est-tu, mon gars ? J'ai une impression bizarre quand je te regarde... Comme si je te connaissais. Et pourtant ton visage ne me dit absolument rien! Est-ce qu'on se serrai déjà vu ? Sergueï hésita un instant...  Devait-il lui révéler qui il était ? Mais son silence renforçait la conviction de sa sœur que quelques choses les reliait, même elle ne trouvai toujours pas. C'est en voyant Daarïls, le deamon a l'apparence peu ordinaire, qu'elle sembla comprendre.
- Ton deamon... C'est quoi comme animal ? J'ai jamais vu un bestio pareil.
- C'est un glouton, on l'appel aussi parfois Wolvereene, c'est le plus gros des mustélidé qui existe, répondit-il l'air de rien, mais sa voix trahie l'émotion qui s'emparé de lui.
- Sergueï ?... C'est toi Sergueï !? Regarde moi dans les yeux et répond moi!
- ...Oui... C'est moi, petite sœur.
- Tu n'est plus mon frère ! Lui cria-t-elle.
La-dessus, elle le planta là et retourna derrière son bar servir ses clients. Sergueï, attristé par les parole de ça sœur, mais rassuré quand a sa santé, préféra ne pas l'incommoder d'avantage, et après avoir écrit un petit message où il lui disait simplement d'être prudente et qu'il l'aimait, il rentra chez lui. Il revint de temps en temps passer quelques minutes devant le bar, pour que sa sœur ne le voie pas, et rentrai, préférant s'atteler aux taches que son ignoble beau-père lui avait confié afin de n'attirait d'ennuie a personne. Aux bout d'une semaine, il trouva le courage de rencontré a nouveau sa sœur, a la fin de leur service respectif, s'assurant toujours de ne pas être suivi par les espion a la solde d'Asketill. Elle ne lui adressa pas un mots ni un regards, mais le laissa la suivre jusque chez elle. Il resta planté devant la porte, attendant le signe qu'il était autorisait a entré, signe qu'elle donna par un petit hochement de tête. Une fois a l’intérieur, il s’aperçut qu'a part l'aspect un peu plus vieux et plus miteux de l'endroit, c'était a s'y méprendre la maison dans laquelle ils avaient grandi. Cela lui réchauffa le coeur, et en même temps le perturba. Kazarhiil vivait dans le passé... Ils devaient parlés!

Mais par où commencer ? Une discution mis en suspend durant si longtemps, comment l'aborder ? Daarïls était aussi tendu que Sergueï, mais elle savait que c'était a lui de faire le premier pas. Kazarhiil attendait patiemment, refusant toujours de regarder son frère, son daemon lové sur ses genoux. Se fut finalement elle qui brisa le silence gênant qui durait depuis maintenant trois bonnes minutes en le questionnent sur le glouton:

" Ton daemon, c'est encore un de ces animaux bizarre découvert dans un livre, c'est ça ? Son ton froid blessa Sergueï autant que l’appellation "bizarre" offensa Daarills.
- Oui, mais il n'est pas bizarre, juste méconnue car très rare. C'est un animal impressionnant qui même si il ne paye pas de mine peut tuer un élan et faire jeu égal avec un loup. Il est extrêmement rusé et combatif, c'est un animal impressionnant qui correspond parfaitement Daarills! Se défenda-t-il, sentant la vexation de sa moitié!
-... Pardon, je ne voulais pas vous blesser, ni toi ni elle.. Et puis je me doutais que ton deamon n'aurait rien de commun, c'était déjà a foire au animaux incroyable quand on était enfant.
Elle avait dit la dernière phrase en souriant, mais s'était assombris juste après, comme si ce souvenir lui faisait mal. Elle enchaîna rapidement.
- Pourquoi es-tu la ? Pourquoi revenir après tout se temps? Et pourquoi n'être pas revenue avant !? s'emporta-t-elle.
- Je ... Tu sais ...
Il ne pouvait se résoudre a lui avouer qu'il avait fini par les oublier. Il ne savait en réalité même pas pourquoi il était là, dans cet pièce, aujourd'hui.
-Nous sommes venus te mettre en garde! intervint le glouton. Et nous ne pouvions pas venir vous voire car le mécène qui nous a recueilli nous l'avait interdit.
- Me mettre en garde contre quoi ?
-Contre lui. Contre mon mécène. Je suis aujourd'hui commissaire de police, et j'ai découvert qu'il était impliqué dans des affaire louche, et il a menacer de s'en prendre a toi et a mes enfant si je ne lui obéissais pas. Je suis venus voir si tout allait bien, et si je suis la se soire, c'est pour m'excusez... Je t'es mis en danger, alors que je m'était promis de te protéger et de rendre le monde plus sûr et équitable pour les habitants des Limbes... Je suis désolé... Et je suis également désolé de t'avoir abandonné...
Il fondi en larme, et le deamon de sa sœur, vint se frottai contre ses genoux. Quand il leva les yeux sur sa sœur, elle pleurait également, mais cela semblait être des larmes de joie, et elle le regardait avec compassion.
-Alors ce mystérieux officier qui nous défends, nous les "déchets" de cet société, c'était toi ?
-.. Oui
Le petit chat vint se posé sur ses genoux et frotta son nez contre le sien, signe que sa sœur lui avait pardonné. Il pleura de nouveau avant de reprendre son sérieux.

Ses erreur et son passé pardonné, ils devaient maintenant se soucier de leur avenir. Il lui expliqua la situation dans laquelle il se trouvé. Ils lui parla de son beau-père, de ses manigances, mais aussi de son parcours et de sa vie. Elle lui raconta également sa vie et les épreuve qu'elle avait traversé, puis ils cherchèrent ensemble une solution à leur problème commun. Ils n'en trouvèrent pas, sauf son départ de la ville, ce qu'elle accepta a contre cœur. Mais c'était la seul solution pour que Sergueï puisse faire tomber son mentor, et ce ne serait que provisoire. Il mis cependant cour au retrouvaille car il craignait que des espions ne finissent par venir le débusquer, et promis a sa sœur de la revoir avant son départ. Il n'en eut jamais l'occasion...

Sergueï était devant La porte. Cette porte devant laquelle il avait déjà envoyait tant de gens, celle qui faisait trembler tout les criminels. Les dernier jours lui semblait lointain, confus, comme un mauvais rêve dont on sort etourdit, sans savoir s'il était réel ou non. La porte s'ouvrit soudain pour découvrir le passage, celui pour Ce monde. Il allait passer de l'autre coté du miroir...


Dernière édition par Admin le Lun 18 Juil - 23:59, édité 2 fois (Raison : a)
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